08/01/2008

La prière du loup

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La prière du loup

 

En regardant dans mes yeux,

S'il-te-plait souvient-toi

Que je suis timide.

Tu n'as rien à craindre.

Car c'est dieu qui nous a mis

Sur terre ensemble........

Mon voeux serait de ne pas être

Si incompris.

Après -tout c'est l'homme qui dit que je ne suis pas bon.

Si l'homme pouvait prendre le temps d'apprendre

Comment je suis réellement.

Peut être aurais-je la chance de demeurer de ce monde

S'il ne tue pas ma famille.

C'est votre choix de m'aider.

A ce que les hommes voient,

Que je ne suis pas un tueur

Comme on vous l'a fais croire.

Je veux être compris et être libre.....

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27/12/2007

Ami loup – Poème de Petite fleur fragile

Merci à toi Caline (son site : Dans les tanières du loup), pour ton poème.

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Ami loup

Toi qui nous fait peur
Toi qui nous intrigue
Et qui nous inspire tellement de doute

Ami loup
Toi qui nous fait craindre
Que notre vie est menacée en te voyant
Toi qui nous submerge de ta présence

Ami loup
Toi qui nous dit que tu nous craint
Toi qui nous fuit
Et pourtant tu est toujours là

Ami loup
Animal mythique
Animal fantastique qui nous menaça
Tellement de foi

Ami loup
Tellement beau dans ta magnificence
Tellement majestueux dans ta démarche
Tellement mystérieux dans ton regard

Ami loup
Nous t’aimons
Et nous ne voulons pas te voir disparaître
A cause de la bêtise de l’homme

Ami loup
Tant de légende tourne autour de toi
Tant de légende parle de toi
Tant de légende faite à cause de toi

Ami loup
Regarde de toi et voit
Que tout ce que tu fera
Fera parler de toi

Ami loup
Le rêve d’être comme toi
Indépendant et froid
Libre de tout et vivre comme toi

Ami loup
Nous te retrouvons maintenant
Tel que tu étais avant
Tel que nous te voyons maintenant

Libre et majestueux
Libre et généreux

21:23 Publié dans Poemes | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |

25/09/2007

LA MORT DU LOUP

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Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusqu'à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçus les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. Ni le bois, ni la plaine
Ne poussait un soupir dans les airs ; Seulement
La girouette en deuil criait au firmament ;
Car le vent élevé bien au dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en-bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.

Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable en s'y couchant; Bientot,
Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçaient la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.


Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maitre revient, les levriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse;
Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.

Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adorait les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.

Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées,
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris,
Alors il a saisi, dans sa gueule brulante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante,
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu, qui traversaient sa chair,
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.

J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n'ait pu me résoudre
A poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux, la belle et sombre veuve
Ne l'eut pas laissé seul subir la grande épreuve ;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
A ne jamais entrer dans le pacte des villes,
Que l'homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.

Hélas! ai-je pensé, malgre ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous , débiles que nous sommes !
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez sublimes animaux.
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,
Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse.

-Ah ! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur.
Il disait: "Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoique fierte
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."

Alfred de Vigny

18:31 Publié dans Poemes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |

18/09/2007

En regardant dans mes yeux !

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En regardant dans mes yeux,
S'il-te-plaît souviens-toi que je suis timide.
Tu n'as rien à craindre.
Car c'est l'homme qui nous a mis sur terre ensemble...
Mon voeux serait de ne pas être si incompris.
Après-tout c'est l'homme qui dit que je ne suis pas bon.
Si l'homme pouvait prendre le temps d'apprendre comment
Je suis réellement.
Peut-être aurais-je la chance de demeurer de ce monde
S'il ne tue pas ma famille.
C'est votre choix de m'aider.
À ce que les hommes voient,
Que je ne suis pas un tueur comme on vous l'a fais croire.
Je veux être compris et être libre...

B Schmitz

16:30 Publié dans Poemes | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |