22/08/2012

Feu vert pour abattre le loup !

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La polémique sur l’abattage du loup est relancée.

Dans le Var, l’autorisation de tuer l’animal a été donnée aux forces de l’ordre.

En France, on estime que 250 loups vivent en liberté.

Près de 5000 moutons sont tombés l’an dernier sous ses crocs. Face à l’ampleur du phénomène, le planchera à la rentrée sur un nouveau plan Loup. Après plusieurs attaques de troupeaux en Lozère, l’ancien leader de la confédération paysanne, , avait soutenu la cause des bergers en juillet affirmant que « si le loup risque d’attaquer un troupeau, la meilleure façon, c’est de prendre le et de tirer ».

La France compte désormais 250 loups répartis plutôt d

Depuis deux jours, à la suite des attaques nombreuses dans la région de Canjuers, au sud des gorges du Verdon (Var), ordre a été donné aux lieutenants de louveteries et aux agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage de tuer le loup. Mais, espèce protégée oblige, cette autorisation n’est valable que jusqu’au 19 septembre et uniquement dans cette région. Malgré les différentes mesures prises par les éleveurs (présence d’un berger, de chiens, rassemblement et surveillance nocturne), les attaques n’ont pas cessé. Selon la préfecture, entre janvier et juillet, le département a subi 85 attaques pouvant être imputées à des loups et 201 moutons ont été tués.

« Lors de la plus destructrice, j’ai même perdu 73 bêtes »

Jean-François Darmstaedter, président de la Ferus, l’association pour la conservation des loups en France, fervent défenseur des prédateurs, regrette que les mesures de prévention n’aient pas porté leurs fruits : « Nous ne sommes pas défavorables aux tirs d’effarouchement ou de défense.

Mais, si on tue un loup dominant dans la meute, celle-ci risque de se déstructurer et de commettre plus de méfaits. »

Patrice Garron, seul éleveur de moutons de la commune d’Aiguines, située sur le territoire concerné, se dit « satisfait ». Malgré les clôtures électrifiées, les chiens de protection ou la présence humaine, il dit avoir fait face à « beaucoup d’attaques depuis 1991 ».

« Lors de la plus destructrice, j’ai même perdu 73 bêtes », se rappelle celui qui possède un cheptel de 600 bêtes protégés par 7 chiens.

« Il faut réguler cette population qui devient nuisible. Dans le Var, il devient commun de voir un loup traverser la route devant nous », constate l’éleveur. « Si on laisse les loups se développer et s’adapter à la présence humaine, ils finiront par l’attaquer », craint-il.

Jean-François Darmstaedter s’interroge : « C’est étonnant de voir que sur les 5200 attaques attribuées aux loups cette année, 12% sont situées dans la zone du camp militaire de Canjuers, qui ne fait que 30000 ha. »

Il soupçonne les patous — chiens de berger — d’être à l’origine de certaines attaques.

 « Ils sont laissés en liberté.

Ils ont peut-être des coups de folie… »

se demande le président de  Ferus.

 La bataille du loup recommence dans le Sud-Est.

10:29 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |

Commentaires

5200 Moutons en 2011 !!???? juste pour le loup ?
60 % sont du à des attaques de canis familiaris !
Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!!!

Écrit par : WOLFEN | 22/08/2012

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Et maintenant on accuse le patou? Jusqu'ou vont-ils aller pour avoir le droit de tuer le loup de manière officielle?

Écrit par : Caroline | 30/08/2012

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