06/08/2011

Rhône-Alpes : Un loup abattu par un tir de défense

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L’animal a été tué dans le Vercors à proximité d’un troupeau de brebis qui avait déjà été attaqué six fois cet été.

 

Malgré le renforcement du gardiennage et les tentatives d’effarouchement du prédateur – deux mesures préalables à l’obtention d’un droit de tir de défense – le troupeau de brebis avait déjà subi six attaques depuis le début de l’été. Alors, lorsque dans la nuit de mardi à mercredi, deux lieutenants de louveterie de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont aperçu un loup rôder à une quinzaine de mètres de la bergerie de Guy Boissonnier, située à Combovin (Drôme), ils ont estimé qu’il représentait un danger potentiel pour les ovins. L’animal, un jeune mâle de 27,5 kg, a donc été abattu, vers 0h30, ce 3 aout conformément à l’arrêté préfectoral du 8 juillet dernier qui autorise temporairement l’éleveur à procéder ou à faire procéder à un tir de défense afin de préserver ses bêtes de l’attaque du prédateur. Une mesure à différencier des tirs de prélèvement qui consistent à traquer le loup en forêt ou en montagne et auxquels s’opposent farouchement les défenseurs du carnivore qui les considèrent comme inutiles voire contre-productifs.

 

L’abattage exceptionnel de loups autorisé

La dépouille de l’animal a été transportée mercredi dans la matinée au laboratoire d’analyse départemental de la Drôme, à Valence, où il sera autopsié. Les tirs de défense et de prélèvement ont quant à eux provisoirement été suspendus sur l’ensemble de l’arc alpin. Sauf contre-ordre, ils pourront reprendre aujourd’hui, dès 10 heures.

 

Face à la recrudescence des attaques et à la colère des éleveurs, plusieurs arrêtés préfectoraux autorisant l’abattage exceptionnel de loups ont récemment été pris. Dernier exemple en date, celui de la préfecture des Hautes-Alpes qui permet un tir de prélèvement entre le 29 juillet et le 29 août 2011 afin d’assurer la protection des troupeaux situés sur les unités pastorales de Saint-Etienne-en-Dévoluy et d’Agnières-en-Dévoluy. Nathalie Kosciusko-Morizet,

12:04 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |

Commentaires

La phrase qui tue : ils ont estimé qu’il représentait un danger potentiel pour les ovins. L’animal, un jeune mâle de 27,5 kg, a donc été abattu, vers 0h30, ce 3 aout !

De quels droits peut ont abattre un loup sur des estimations ????

Écrit par : WOLFEN | 06/08/2011

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Peut-être parce que depuis un mois, il tuait 2 brebis par nuit. Peut-être parce qu'il était à 15 m de la bergerie, peut-être parce que l'exploitant allait finir par mettre la clés sous la porte... Soyez réaliste.

Écrit par : oniru | 24/08/2011

Quel gâchis, quelle tristesse... :-(
Pffff...

Écrit par : Oli | 06/08/2011

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Oui ! Oli ! un frere de moins ! ça me peine !

Écrit par : WOLFEN | 08/08/2011

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Oui Oniru, parce que aussi le berger n’était pas prés de ses moutons, Et que lui était à dix Km de son troupeau, à dormir bien au chaud ! Avec des ‘parce que’ on refait le monde aussi !

Écrit par : WOLFEN | 25/08/2011

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Oniru, plus de loups en France, plus de bergers non plus, car plus d’aides ! A méditer ! Bien cordialement !

Écrit par : WOLFEN | 25/08/2011

Ce n'est pas un berger, c'est un exploitant agricole. Une part de son travail consiste aussi à exploiter ses terres et pas seulement à surveiller ses brebis. Ses brebis étaient dans des parcs la journée et dans la bergerie la nuit. Rien ne l'a arrêté ce loup... Qui va lui payer un berger pour surveiller ses brebis 24h/24, toi? Le métier d'agriculteur n'est pas franchement rentable dans les conditions actuelles, alors si on les complique... Plus que les loups, je pense que ce sont les paysans qui sont en voie de disparition aujourd'hui. Et puis franchement, tu ne sais rien. Parce que pour ton info, il a passé l'été à se lever toutes les nuits et le loup attaquait le matin au lever du jour lorsque épuisé il rendait les armes. Aujourd'hui il en paye les conséquences, son fourrage a été baqulé, rentré trop tard il n'est pas bon, les brebis sont traumatisées elles agnellent mal et avortent en masse. Alors mince c'est un loup... qu'un loup.

Écrit par : oniru | 12/01/2012

Oniru ! C’est quand même étrange que les bergers d Espagne et d Italie arrive à cohabiter avec le loup, mais pas nos bergers de France ! Alors que les nombres de loups dans ces pays sont 10 fois plus nombreux ! Faut m’expliquer ! Salutations lupines !

Écrit par : WOLFEN | 22/01/2012

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J'entends et honnêtement je ne sais pas comment ils font. En tout cas, ils doivent surement avoir l'habitude, la perte financière est intégrée, ils sont équipés. Mais pour l'instant ce n'est pas le cas pour les agriculteurs français. J'ai grandi près des annimaux et je serai ravi qu'une solution fonctionne pour cet agriculteur et les autres. Mais on achète pas des patous, on engage pas des bergers en prévision d'eventuels loups. Le loup c'est comme le cancer on pense que ça n'arrive qu'aux autres. Alors quand il est là (le loup) j'estime simplement que le tuer pour sauver un paysan de la faillite et lui permettre de tenir jusqu'à l'hiver pendant lequel il pourra trouver de vrais solutions est une bonne chose. J'estime juste qu'un loup n'est qu'un loup mais, bien sur, je suis en train d'écrire sur un site intitulé wolfen... Je pense juste que dans tous les commentaires assassins qu'on a pu lire suite à cette histoire, il n'y a que le pélerin qui a pris le temps d'aller à la rencontre de ce "méchant" berger pour savoir comment il l'a vécu, lui, cette histoire. Dans quel contexte cet évenement est intervenu, avec quel sentiment d'abbatement il s'est retrouvé, vers quelles solutions extrêmes il a envisagé de se tourner. Pour ton info, cher Wolfen, ce paysan et tous ses congénères sont prêts à essayer de co-habiter avec le loup, ils s'équipent, se préparent. Parce que les annimaux ils les aiment... Mais toi Wolfen, un jour, est-ce que tu t'es mis du côté du paysan en question, as-tu essayer de savoir exactement ce qu'il s'était passé, quels avaient été les efforts fournis par cet homme avant dele juger ?

J'abandonne wolfen, je me doute que je ne te convaincrai jamais, et surement en un autre temps je t'aurai compris.... Mais le jour où j'ai appris que ce loup avait été tué a été un des plus beaux de cette année 2011!!

Bien à toi

Écrit par : oniru | 05/10/2012

Déjà qu'il n'en reste presque plus ...

Marie

Écrit par : allocation familiale | 30/03/2012

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Oniru !
On estime à 46 000 chaque année le nombre de moutons tués ou perdus à l’échelle des Alpes françaises sur un total de 850 000 bêtes (et environ 400 000 au niveau national sur un total de 9 millions).
Le loup peut, certes, être une contrainte de plus pour les éleveurs et les bergers mais il ne représente pas une menace économique pour l’élevage ovin qui doit faire face à des difficultés bien plus importantes.
49 % des attaques tuent 1 à 2 brebis. 25 % des attaques tuent entre 3 et 4 brebis. Seules 26 % des attaques ont occasionné la mort de plus de 4 brebis. (Source : rapport LIFE-Loup de février 99).
Cela est confirmé par des études récentes menées en Italie et en France
2 à 3 brebis en moyenne sont tuées lors d’une attaque de loups ; tandis que les chiens provoquent la mort de 10 brebis en moyenne par attaque.
En cas d’attaque de loup, la moyenne des indemnisations est de 155 € par animal.
Enfin, les chiens errants : le problème posé aux troupeaux - et à la faune sauvage - par les chiens en divagation (en France, il n’y a quasiment pas de chiens ensauvagés) est permanent et propre à toutes les régions. En extrapolant les études menées dans certains départements (74, 05,38 + enquête nationale de G. Joncour) avant l’arrivée du loup, on évalue à au moins 100 000 le nombre de moutons tués tous les ans par des chiens.
Soit environ 15 000 à l’échelle des Alpes. Cependant, la façon d’estimer l’impact du loup, comparativement à celui des chiens, est influencé par notre imaginaire, l’inconscient collectif et notre relation à la nature. L’exemple des morsures de chiens est significatif de cette différence d’appréciation : la France enregistre chaque année, en moyenne, 200 000 cas de morsures de chiens sur les humains et il arrive même que des enfants soient tués. On ne met pas à mort pour autant tous les chiens ! En revanche, quand le loup tue quelques centaines de moutons (destinés à l’abattoir), on demande son éradication... On n’ose bien sûr imaginer le tollé que produirait une attaque de loup sur un homme !
Alors entre nous je ne pense pas que le loup soit vraiment le coupable des problèmes financier de nos bergers ou autres exploitant !
Par ailleurs, nos responsabilités face aux dangers qui pèsent sur la biodiversité imposent de protéger toutes les espèces, même celles qui ne sont pas en danger immédiat d’extinction.
Par contre se qui me chagrine, c’est que tu puisses te réjouir de la mort d’un Animal !
Bien cordialement.
Salutations Lupines !

Écrit par : WOLFEN | 22/10/2012

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