L’animal se tenait à proximité immédiate d’un troupeau de moutons, précsie le communiqué de la police cantonale valaisanne. Cette opération a été réalisé en application du concept loup suisse, dans le délai et le périmètre fixés par l’autorisation de tir.
Dans le cadre de l’exécution de l’ordre de tir d’un loup au Val d’Illiez, le gardiennage a découvert des indices de présence du prédateur sur un alpage de la rive droite de la vallée d’Illiez, occupé par des moutons récemment attaqués.
A la suite de ces observations, une surveillance étroite a été mise en place dans le périmètre en question.
Celle-ci a conduit au tir d’un loup par une des personnes mandatées à cet effet. L’animal abattu est un mâle.
Conformément aux dispositions du Plan loup la dépouille a immédiatement été transférée au Tierspital à Berne afin d’y être autopsiée.
Les informations relatives à l’âge et à l’état général de l’animal seront contenues dans le rapport d’autopsie.
Dans la mesure où ils ne requièrent pas un intérêt public prépondérant, ni les détails techniques du tir, ni l’identité du tireur ne seront communiqués, conclut le communiqué.
Sur les alpages du Val d’Illiez, 39 moutons avaient été dévorés en quatre mois jusqu’au début août.
Les attaques se sont produites alors que des mesures de protection de base des troupeaux avaient été prises.
Vu l’ampleur des dommages causés, une petite meute est probablement installée dans les parages.
Recours dans 2 semaines
L’événement survient alors que le WWF et Pro Natura viennent d’annoncer mercredi leur intention de recourir contre les décisions des autorités valaisannes et lucernoises d’autoriser le tir de trois loups.
Les recours seront déposés dans environ deux semaines. "Ils concernent toutes les autorisations de tir", a souligné jeudi Kurt Eichenberger du WWF Suisse.
Les deux organisations se disent convaincues que les critères du concept "Loup" de la Confédération ont été interprétés de manière défavorable.
Il est donc clair que le concept et l’estivage des moutons doivent être modifiés, a expliqué Kurt Eichenberger. A relever que les recours n’ont pas d’effet suspensif.
Concours de circonstances
Dans la plupart des cas, les moutons attaqués n’étaient pas protégés de manière efficace, avaient expliqué les deux organisations de défense de la nature.
S’agissant du loup du Val des Dix, en Valais, les mesures étaient suffisantes. Mais le troupeau de mouton, effrayé par les feux d’artifice du 1er Août, s’est échappé de son enclos et le loup a attaqué.
C’est donc un "malheureux concours de circonstances qui condamne injustement ce loup à mort".
Dans l’Entlebuch lucernois, les gardes-chasse ont jusqu’au 19 septembre prochain pour abattre le loup qui sévit dans leur région.
Le prédateur a une trentaine de moutons à son tableau de chasse. Les deux loups rôdant dans le Val d’Illiez et le Val des Dix ont dévoré au moins 55 ovins.